06 mai 2009
SPENCER TUNICK
Inutile de présenter le photographe Spencer Tunick, qui est devenu célèbre en réalisant des photos de nus de masse (si nous pouvons le dire). Ses clichés de milliers de personnes nues posant dans certains lieux des plus grandes villes du monde sont désormais de notoriété internationale et chaque annonce d'une nouvelle performance déclenche une vague toujours plus grande de candidatures spontanées à l'évènement.
ANW présente aujourd'hui quelques clichés des performances passées.
New York (Williamsburg bridge) 1998
25 février 2009
NUDITE ET CHATIMENT (II)...
Document saisissant paru dans le magazine Life en août 1941, pendant l'occupation allemande aux Pays-Bas. Ce jeune hollandais qui marche nu subi en fait une "punition" imposée par les SS d'Amsterdam après que l'homme se soit plaint aux autorités allemandes des rationnements vestimentaires imposés....
07 décembre 2008
WILHELM VON GLOEDEN : LE MAITRE DU NU PHOTOGRAPHIQUE MASCULIN
Wilhelm von Gloeden nait le 16 septembre 1856 à Schloss Volkshagen dans le Mecklembourg. Par son père, il côtoie très jeune la cour du Grand-Duché de Mecklembourg-Schwerin dont le grand-duc Frédéric-François III sera un fervent admirateur (il lui offrira en personne un appareil photographique). Très tôt donc, le jeune baron von Gloeden se destine à des études artistiques qu'il mène à Rostock. De constitution faible, il souffre d'affections pulmonaires sous forme de tuberculose. C'est pour soigner sa maladie que son père décide de l'envoyer en Italie, à Taormina en Sicile, durant l'été 1878.
Portrait en 1891
Ce premier séjour est un choc tout autant qu'une révélation. Emerveillé par les paysages siciliens et les gens du pays, à la beauté brute, von Gloeden s'initie à la photographie en vue d'immortaliser les visions qu'il a de la Sicile. En cela, il rejoint la même passion que son cousin, Wilhelm von Plüschow (cf notre article) installé à Naples et qu'il va rencontrer de nombreuses fois. De plus, von Gloeden va être le premier à populariser Taormina parmi l'intelligentsia allemande et les cercles artistiques européens. Il sera de bon ton alors de s'y montrer quelques temps en villégiature.
Rapidement, Wilhelm von Gloeden s'attire une belle notoriété pour ses travaux photographiques. Surtout ceux représentants des éphèbes, jeunes siciliens nus, dans des poses rappelant les oeuvres de l'Antiquité grecque ou romaine. Plusieurs personnalités s'intéressent de très près aux réalisations de von Gloeden, parmi lesquelles Anatole France, Gabriele d'Annunzio, Oscar Wilde, les barons Rotschild et Krupp, le joaillier Vanderbilt, l'empereur d'Allemagne Guillaume II, le roi Edouard VII d'Angleterre et même le roi de Siam ! Certaines des photographies seront même exposées et publiées dans plusieurs revues européennes.
On pourra paraître surpris par cet engouement alors que l'homophobie est de norme, la pudibonderie une seconde religion dans la bonne société et que son cousin von Plüschow se débat déjà, à Naples, dans des affaires judiciaires liées à ce que certains ont dénoncé comme des "moeurs particulières" (on ne parlait pas encore, à proprement parler, de "pédophilie"). En réalité, von Gloeden entoure ses travaux d'une volonté artistique, directement héritée de l'art grec, ce même art grec qui a été peint des centaines de fois en peinture... De plus, aucune photographie n'est empreinte de pornographie. De nature avenante, bel homme, cultivé et charmant, von Gloeden s'attire la sympathie des habitants de Taormina qui le surnomme affectueusement "Gugliemo" (Wilhelm en italien). Et lorsqu'on lui pose la question, le baron n'esquive pas la réponse : il est homosexuel et considère que la sexualité en général doit être appréciée et vécue comme une source de joie. D'ailleurs, von Gloeden ne sera jamais inquiété par les Taorminiens ne faisant l'objet d'aucune plainte... Il faut dire que le baron a été établi un système de "paie" car il rétribue ses jeunes modèles, argent qui permettra à nombre d'entre eux de pouvoir suivre des études ou d'acheter un bateau ou un magasin pour leurs familles.
Lorsque la première guerre mondiale éclate à l'été 1914, Wilhelm von Gloeden rentre précipitamment en Allemagne. En 1915, en effet, l'Italie rejoint le camp des alliés en lutte contre l'empereur Guillaume II. Ses amis sont désormais des ennemis. Plutôt que d'être enfermé un camp d'internement, Gloeden et sa soeur Sofia rentrent donc au pays. En 1919, en revenant à Taormina, le temps a passé avec ses prévisibles changements : von Gloeden a changé; il a perdu son inscpiration et délaisse désormais la photographie; la plupart de ses modèles ont disparu, presque tous tués pendant le conflit mondial; et la moralité s'est radicalisée entre temps. L'heure n'est plus à une certaine tolérance.
Quand Wilhelm von Gloeden meurt le 16 février 1931 à Taormina, il laisse derrière lui un impressionnant fond estimé à 7000 photographies ! C'est Pancrazio Bucini, surnommé Il Moro, un de ses modèles et fidèle ami qui hérité du fond. L'histoire n'en reste pas là et prend une tournure tragique : les fascistes saisissent le fond en 1933 et en détruisent 60 % sous couvert de pédophilie et de pornographie. Quant à Pancrazio Bucini, il est condamné à la prison pour détention de photos pornographiques. Heureusement pour Bucini, l'oeuvre du baron von Gloeden est reconnue comme oeuvre d'art et libéré. Il récupère 800 photos qu'il lèguera à son fils, à sa mort en 1963. Ce fond sera ensuite versé dans les collections du Musée Alinari de Florence où il se trouve toujours aujourd'hui.
La mémoire de von Gloeden se perpétue de nos jours : outre l'intérêt photographique, la beauté des modèles, la puissance homoérotique demeurée intacte un siècle plus tard font de von Gloeden un artiste encore côté chez les photographes et les homosexuels. En 2008, une biographie de Wilhlem von Gloeden, écrité par Roger Peyrefitte a été publiée aux éditions Textes Gais. A voir, à lire, à découvrir...
Les sites :
* Photos >>> http://commons.wikimedia.org/wiki/Catalogue_of_Wilhelm_von_Gloeden%27s_pictures
* Autres informations (en anglais) >>> www.themalebeauty.blogspot.com/2007/06/wilhelm-von-gloeden.html
19 octobre 2008
BJORN MOBACK : LE NU VENU DU NORD
Arrêtons nous un instant sur le travail de Bjorn Moback, photographe suédois mais aussi enseignant dans le secondaire à Göteborg. Ses photos de nus sont brutes comme le gros grain utilisé : sans concessions et naturelles. Les femmes prisent sont loin des canons de beauté traditionnels : elles sont, peut être, notre voisine, notre tante, notre mère, notre soeur : la femme de tous les jours, dans son universel nudité.
Galerie >>> www.photo.net/photodb/folder?folder_id=415184
14 octobre 2008
WILHELM VON PLUSCHOW
Le XIXe siècle est indéniablement le siècle de la photographie. La photo donne naissance à ce que nous appelons un "art instantané", immédiat. Plusieurs artistes du temps, dont beaucoup d'Allemands, s'intéressent à cet art nouveau, au nombre desquels on compte Wilhelm von Plüschow (1852-1930).
Ayant longtemps vécu à Naples et à Rome (à partir des années 1890 jusqu'en 1910), von Plüschow s'installe comme photographe réalisant à l'occasion des portraits, des photos de famille ou des "photos-reportages" locales. Parallèlement, il photographie de nombreux nus masculins et féminins dont les postures rappellent immédiatement les oeuvres des peintres de la Renaissance ou de la période néo-classique. Wilhelm von Plüschow va réaliser de nombreux clichés, aidés en cela par son assistance Vincenzo Galdi ou encore son cousin Wilhelm von Gloeden (que nous étudierons dans un autre article). Plüschow se fait remarquer par la très sérieuse London Royal Photographic Society en 1893, laquelle cite ses travaux dans sa revue annuelle.
Cependant, dans une société italienne aux moeurs extrêmement conservateurs, Plüschow va connaître de nombreux déboires judiciaires avec ses modèles, souvent mineurs (eh oui, déjà à cette époque...), ou encore pour ses accointances artistiques et homosexuelles (dont le baron Jacques d'Adelswärd-Fersen) qui font scandales et lui valent huit mois de prison en 1902. En 1907, Plüschow affronte une nouvelle fois les foudres de la justice italienne (il est accusé d'avoir eu "des relations sexuelles avec un jeune garçon de douze ans", selon le rapport judiciaire pour une photo prise du garçon). En 1910, il décide de quitter l'Italie définitivement pour rentrer à Berlin où il décède le 3 janvier 1930, sans qu'on lui connaissance d'autres travaux pendant la période post-italienne.
Aujourd'hui enfin, on s'accorde à reconnaître l'indéniable talent du photographe allemand, indépendamment de ses préférences sexuelles ou de ses démêlés judiciaires. Pour preuve, plusieurs expositions et livres lui ont été consacrés, à lui et à son cousin von Gloeden.
13 octobre 2008
EMILE BAYARD ou LE NU ESTHETIQUE
Illustrateur de talent et de génie, Emile Bayard (1837-1891) est par contre peu connu pour son travail photographique, regroupé dans son ouvrage Le Nu Esthétique, paru en octobre 1902. Nous vous présentons deux des photos les plus célèbres de l'artiste, lesquelles s'inscrivaient alors dans la volonté de faire des oeuvres artistiques d'après nature.
07 octobre 2008
ELINOR CARUCCI
Photographe israélienne résidant à New York, Elinor Carucci débute sa carrière à l'âge de 15 ans. Rapidement, elle réalise ses premières expositions photos à Haïfa, Londres et Francfort ou dans des expositions publiques et collectives telles qu'à Brooklyn ou Houston.
La série de photos présentée, extraite d'une série intitulée "Crisis and Pain" a été réalisée "lors d'un mauvais passage dans ma relation avec mon mari, Eran" explique-t-elle. Elinor Carucci ajoute que ces photos lui ont permis de prendre du recul dans l'appréhension de sa relation conjugale, voire même ont été utiles à leur rapprochement. Dans le même temps, Elinor illustre ses douleurs subies au dos dans des photos intitulées "pain" (douleur). L'artiste s'attache à démontrer que les douleurs physiques et émotionnelles sont intimement liées.
Traitement ou défouloir, miroir ou vitre sans teint, les photos de Elinor Carucci sont un pan de la vie de l'artiste, nourries des difficultés ou des douleurs de celle-ci. Même s'il existe une composition, la lumière presqu'à nue confère aux photos une dureté facilement palpable...
05 septembre 2008
THOMAS EAKINS OU LA VERITE NUE OPTIQUE
Thomas Eakins est né le 25 juillet 1844 à Philadelphie. Très jeune, Eakins s'intéresse à tous les sports de son temps. C'est sans doute de cet amour du sport que lui viendra ses connaissances anatomiques futures. Elève aux Beaux-Arts à Paris, il devient l'élève de Jean-Léon Gérôme et de Léon Bonnat, entre 1866 et 1870. Très rapidement, Eakins s'intéresse à la peinture réaliste. Il voyage en Espagne puis aux Etats-Unis où il débute réellement sa carrière artistique. Apôtre de la vérité optique, Eakins délaisse progressivement la peinture pour la photographie. En 1882, il devient professeur aux Beaux-Arts de Philadelphie, école qui se fait remarquer pour son "avant-gardisme", tant pictural que photographique.
Les nus de Eakins, tant en photographie qu'en peinture, prennent leurs origines à l'époque où il étudie à Paris. Après avoir "subi" l'orientalisme de son maître J-L Gérôme, Thomas découvre aussi le mouvement impressionniste. La vision des corps quasi dénudés, tirés d'histoires légendaires, mythologiques ou encore bibliques, va fortement influencé l'artiste. Il écrit, d'ailleurs, à son père en 1868 : "Elle [la nudité féminine] est la plus belle chose qu'il y ait dans ce monde, excepté la nudité masculine..." Pour Eakins, la nudité masculine est donc la plus belle (ou la plus parfaite). En celà, il semble avoir été grandement influencé par l'art grec antique. John Updike écrit à ce sujet que "la nudité et la vérité sont reliées de manière très proches dans son esprit." (The ache in Eakins, page 80 - Alfred A. Knopf, 2005)
Cependant, pour gagner sa vie, Thomas Eakins se fait portraitiste et réalise les portraits de plusieurs commanditaires de la grande bourgeoisie américaine de Pennsylvanie. En 1878, il devient professeur à l'Académie de Pennsylvanie. Loin des méthodes classiques d'apprentissages en matière d'anatomie, Eakins pousse ses élèves à dessiner de manière réaliste et sans détour leurs sujets. Puis, il encourage l'emploi de la photographie. Sa nomination à la direction de l'Académie va grandement faciliter l'introduction de la photographie dans l'Ecole et Philadelphie sera la seule institution au monde, pendant près de cent ans, à faire étudier la photographie à ses élèves.
De g. à d. : Etude du mouvement humain - Etudiants luttant nus - Garçon dans l'atelier
Mais l'avant-gardisme artistique de Eakins va plus loin : il considère que les femmes ont les mêmes "privilèges" que les hommes. Il autorise et encourage la présence d'élèves féminins lors de cours de peintures avec un modèle masculin nu (ou presque !). A une élève, Amélie van Buren, qui lui demande comme fonctionne le pénis, Thomas Eakins l'invite à son studio, se déshabille devant la jeune femme et lui donne "une explication là où seuls les mots n'auraient pas suffi" !!!
En photographie, Eakins va rapidement utiliser la caméra pour étudier le mouvement séquentiel, disséquer les mouvements et les gestes du corps humain, utilisant abondamment la nudité masculine à ces effets. A partir de 1883, Eakins fait poser ses élèves, hommes ou femmes, séparemment ou ensemble, des membres de sa famille, lui-même avec des élèves féminines... Dans une société bourgeoise largement conservatrice, le formidable travail artistico-anatomoque de Thomas Eakins commence à faire jaser, à agacer, voire carrément scandaliser. Provocateur, progressiste de génie, visionnaire avant l'heure, Thomas Eakins fascine et répulse selon sa condition et ses opinions.
Thomas Eakins portant une de ses élèves dans son atelier (1884)
Ses nus sont (beaucoup) trop réalistes pour un certain public et même parmi ses confrères. En 1884, son tableau The swimming hole est refusé à une exposition de peinture à Philadelphie : les nudités masculines représentées sont trop réalistes et la proximité des sujets masculins entièrement nus choque : sans jamais citer le qualificatif d'homosexualité, c'est pourtant bien ce qui est silencieusement reproché à Eakins. En fait, Eakins abolie de lui-même les frontières de la nudité entre le maître et son sujet d'une part, entre le professeur et l'élève ensuite. Il semble vouloir ériger le nu masculin en référence tout en donnant au final les mêmes droits au nu féminin. Cette proximité (ou promiscuité) entre le nu et les deux sexes n'est pas une volonté de banaliser le nu ou de le réduire à sa plus simple expression. Le nu est beau par définition : il est l'expression du corps, sa beauté, sa force. D'illeurs, Eakins écrit en septembre 1886 qu'il "ne voit rien d'impropre dans le fait d'observer la plus belle oeuvre de la Nature : un modèle nu" (Thomas Eakins par Darrel Sewell, Yale University Press, 2001). Sa préférence au genre masculin n'est dicté par aucune espèce de machisme. Il est simplement le nu de référence, sans aucun rejet pour la femme ou le nu féminin.
Une oeuvre de la photo à la peinture : The swimming hole (dates : 1883-1883-1884)
Etude du modèle de William Rush - Tableau final - William Rush sculptant une allégorie (1877)
Etude pour Arcadia (1883) - Arcadia (1883)
Mais en 1886, il perd subitement sa place de professeur pour avoir exposer des photographies de nus masculins à un public féminin lors d'un cours d'anatomie. Profondemment affecté par son renvoi, Eakins ne se consacre plus désormais qu'à une simple carrière de peintre portraitiste. Pourtant, jusqu'à sa mort, il va continuer à peindre des nus, masculins ou féminins, souvent au mépris des interdits de la société pennsylvanienne. Considéré encore de nos jours comme le plus grand artiste de l'Amérique moderne et contemporaine, Eakins s'éteint le 25 juin 1916. La renommée post-mortem de l'artiste américain va dès lors croissante. En novembre 2006, la Thomas Jefferson University autorise la vente du tableau The gross clinic auprès de la National Art Gallery de Washington. Le montant sera de 68 000 000 US dollars.
Thomas Eakins a épousé en 1884 Susan MacDowell (1851-1938), son ancienne élève, qui, elle-même, deviendra peintre.
De g. à d. : Crucifixion (1880) - Nu féminin (1884) - Salutat (1898)
De g. à d. : Les lutteurs (1899) - Détail de The Swimming Hole (Th. Eakins s'est représenté à gauche)
14 août 2008
NUS SPORTIFS #2
Icônes de leurs sports, objets de toutes les admirations, les sportifs n'hésitent plus à poser nus pour les plus grands photographes ou magazines. Extraits...
Bronwyn Mayer - Water polo (Australie)
Equipe australienne de softball (JO Sydney 2000)
Anke Scholz (Allemagne - Natation)
Annika Walter (Allemagne - Natation)
Claudia Prescan (Roumanie - JO Sydney 2000)
Corina Ungureanu (Roumanie - Gymnastique)
Katarina Witt (Etats Unis - Patinage Artistique)
Regina Stiefl (Allemagne - VTT)
Rechelle Hawkes (Australie - Hockey sur gazon)
Gabrielle Reece (Etats Unis - Volley Ball)
Nastja Ryshich (Russie - Saut à la perche)
Steffi Graf (Allemagne - Tennis)
Zhanna Pintusevic (Ukraine - Athlétisme)
02 août 2008
SPECIAL JEUX OLYMPIQUES
Série spéciale Jeux Olympiques réalisée à l'occasion des JO d'Athènes (2004).



































































































