20 janvier 2010
REPORTAGE POUR LA CHAINE DIRECT 8
Le blog A Naked World se fait l'écho de la chaîne Direct 8 qui, dans le cadre d'un reportage concernant les personnes qui se mettent nu pour défendre des causes ou en signe de protestation, comme par exemple le "combat" contre l'utilisation de fourrures ou pour la défense de l'environnement.
Le journaliste responsable du reportage est donc à la recherche de toutes personnes qui participent à ce genre d'évènements, ou par toute information relative à une prochaine action de ce type. Si vous avez connaissance d'un prochain "happening" ou manifestation, qu'il ai lieu en France ou à l'étranger,vous pouvez contacter directement le blog ANW ou Edward Bally aux coordonnées suivantes :
ANW : anakedworld@yahoo.fr (qui transmettra) ou edwardbally@gmail.com ou au 06 62 30 94 23.
Merci à tous !
18 janvier 2010
SONDAGE ANW : LES RESULTATS
Plus d'un mois après avoir mis en ligne notre sondage (le 27 novembre dernier), quelles sont les informations que nous pouvons en retirer.
Vous avez été 488 à vous exprimer dans ce sondage. Nous vous en remercions vivement même si nous avions supposé ce chiffre de participation aurait été bien plus supérieur. C'est en soi une petite déception.
Les résultats sont donc les suivants :
68 % ont demandé avoir plus de photos sur le blog
15 % souhaitent plus d'articles
8 % veulent moins de photos
4 % voudraient disposer d'une "bibliothèque" pour retrouver tous nos articles
3 % souhaitent recevoir une newsletter
2 % ont voté "Autre".
Que pouvons-nous en déduire ? L'écrasante majorité d'entre vous souhaite plus de photos. Ce résultat nous a laissé perplexe. Certes le nu a toujours exercé une fascination certaine sur les personnes (sans doute dû son interdit avant même une idée d'esthétisme...). Notre première réflexion a été de nous demander si nous n'illustrions pas assez nos articles. Mais ces illustrations sont abondantes ou non selon la "complexité" du thème et surtout son ancienneté dans le temps. Une autre réflexion nous a effleuré : et si nos lecteurs étaient un peu voire surtout "voyeurs" ? La question a provoqué un vif débat au sein de la rédaction sans que nous puissions y répondre de manière sûre et certaine.
15% souhaitent plus d'articles. Ce voeu sera exaucé dans les prochains jours avec de nouveaux articles en préparation, soyez-en rassurés !
Nous nous sommes ensuite arrêtés quelque temps sur les 8% de votants qui ont demandé moins de photos : tabous, puritains, gêne des lecteurs, parasitage du texte ? Il serait intéressant que ceux qui ont voté pour moins de photos nous expliquent leur souhait...
Les autres thèmes n'ont pas enthousiasmé les foules. Peut être sont-ce des projets qui seront développés dans le futur.
Nous remercions enfin tous ceux et celles qui nous ont laissé beaucoup de messages de soutien.
Bonne lecture dans ce Monde décidemment tout Nu !!!
13 janvier 2010
PORNO CRADE OU PORNO CHIC ?
Le magazine L'Optimum fini l'année 2009 de manière provocante : en "une" de son numéro 19, l'actrice porno française Katsuni se dévoile dans le plus simple appareil pour poser la question du moment : y'a-t-il aujourd'hui un porno ou des pornos ? Le cinéma X a-t-il changé ?
Aujourd'hui, le porno a quitté son univers "sale" et confidentiel... Finies, semble-t-il, les salles de cinémas miteuses où se jouaient les films. Le porno est dandy, snob, chic : "Allons bon, pas de quoi être choqué ! Après tout, aujourd’hui, le porno, c’est le dernier chic. Dépassée la coke, has been le binge drinking, le must du moment, c’est le porno. Dernier snobisme à la mode, il conquiert les branchés et pas seulement… [...] Et oui, car le X n’est pas seulement le dernier chic à la mode, c’est aussi un marché juteux (rooh que vous avez l’esprit mal placé !). L’Optimum a donc dessiné pour vous les nouvelles frontières du X.
Porno-pédago, porno-conceptuel, porno-pansexuel, porno-maniaco-maniaque… La diversification des genres fait exploser les limites du porno. On ne parle d’ailleurs plus du porno, mais des pornos. Le voilà devenu polymorphe et pervers."
De l'interview de Christine Boutin à celle de Katsuni, de la nouvelle géopolitique mondiale du X à la jungle du porno et de la pornvalley au pornosnobisme, L'Optimum vous fait entrer dans le monde particulier, pervers et jouissif du nu à outrance, sans concession et désormais sans limite sociale...
L'Optimum - 1,69€, toujours dans les kiosques.
03 janvier 2010
ANW VOUS PRESENTE SES MEILLEURS VOEUX
A l'occasion de la nouvelle année naissante, ANW présente ses meilleurs voeux de santé, joie et prospérité à l'ensemble de ses lecteurs, nouveaux ou anciens, occasionnels ou fidèles. Puisse cette année confirmée également le succès de ce blog qui ne se dément pas.
Bien que le sondage ait été prévu sur une courte durée, le succès de fréquentation nous pousse à le laisser encore en ligne avant d'en faire la synthèse et la conclusion. Merci encore de votre assiduité et de votre participation qui nous sont d'une aidé précieuse et inestimable à la compréhension de vos attentes.
Une bonne année 2010 à tous ...
With the fresh new year, ANW wish an healthy, joyfull and prosperous year for 2010 to all our readers, new or old. May also this year confirm the success of this blog.
Scheduled for a short period, the big success of our poll encourage us to maintain it a little more longer, before to make a kind of debriefing of it. Nevertheless, many thanks for your helpfull and precious participation.
Happy new year 2010 to all !!!
25 décembre 2009
JOYEUX NOEL !!!
Toute l'équipe de ANW vous souhaite un joyeux Noël !
All ANW team is wishing you a merry christmas !!!
27 novembre 2009
VOTRE AVIS NOUS INTERESSE....
Salut à tous et à toutes. Pendant quelques jours, ANW sera en vacances. Alors, profitant de ces jours de repos, nous mettons en ligne ce sondage pour connaître vos avis et attentes. Un clic et le tour est joué !
Merci en tout cas de votre participation (totalement anonyme, soit-dit en passant) et à très bientôt.
Amicalement
ANW
25 novembre 2009
NUS POUR LA SAUVEGARDE DU VIGNOBLE FRANCAIS
En octobre dernier, à l'initiative de Greenpeace, Spencer Tunick, le célèbre photographe qui rassemble des centaines de personnes nues à travers les grandes villes du monde, a réalisé une nouvelle performance en photographiant pas moins de 700 personnes dans un vignoble de Bourgogne.
Objectif : alerter l'opinion publique sur les changements climatiques qui bouleversent la planète et notamment le vignoble français mais aussi les politiciens qui se réunissent à Copenhague pour un sommet à ce sujet.
21 novembre 2009
AAAH.... SI TOUT ETAIT AUSSI SIMPLE...
Nous vous présentons aujourd'hui cette publicité de la marque UOL, fournisseur d'accès internet brésilien où la nudité, dans ce qu'elle a de plus simple, semble résoudre d'elle même un problème important. Le sous-entendu est clair : devant une efficacité aussi simple et aussi "transparente", il n'y a plus rien à dire...
Si la métaphore est efficace, il y en va différemment dans la réalité, non ?
17 novembre 2009
A NOS LECTEURS
Une malencontreuse erreur de traitement nous a fait perdre les commentaires envoyés pour la journée d'hier (16 novembre). Si vous aviez laissé un message, un avis ou un commentaire, vous pouvez désormais le renvoyer à l'article qui vous a interessé, selon les modalités habituelles.
En vous priant de bien vouloir nous excuser pour cet inconvenient que nous espèrons rester exceptionnel.
Merci encore et surtout de votre fidélité au blog ANW.
16 novembre 2009
LES GYMNOPEDIES DE SPARTE
La civilisation spartiate a toujours été connue pour son univers essentiellement militaire et masculin. Cité de la Grèce antique, les enfants mâles y étaient éduqués "à la dur", pour en faire des combattants de premier ordre dont les faits d'armes se trouvent glorifiés dans les batailles des Thermopyles (480 av JC) et de Platées (479 av JC). Dans cet article, nous allons nous intéresser à une coutume de Sparte, sujette à caution dans son interprétation : les "Gymnopédies".
Le problème principal provient de la traduction même de "gymnopédie". Littéralement, le mot se compose des mots grecs gymno - nu - et de pedi(a) ou enfant(s). Donc, la traduction serait "enfants nus". Mais l'exécution des gymnopédies étant chorégraphique, on en vient à traduire le tout par "danse des enfants nus" (gymnopaidkê, en grec ancien). Or, le doute s'installe lorsque l'on sait que le terme grec "gymno" est également utilisé par les Grecs de l'Antiquité pour désigner un "homme sans vêtement" (un mendiant, un erre, un pauvre) ou encore un "homme sans arme" (soldat sans arme, homme désarmé).
Avant d'aller plus loin dans l'explication possible du terme, regardons maintenant en quoi consistait ces fêtes. Elles se tenaient à Sparte, dans le théâtre situé à l'est de l'agora de la cité. On suppose fortement que les fêtes se tenaient en juillet de chaque année. Cette supposition repose sur le fait que lorsqu'on annonce à Sparte la défaite de Leuctres, on était alors entre le 7e et le 8e jour du mois d'hécatombéon, les festivités touchaient à leurs fins (ce qui se situe entre le 20 et le 21 juillet du calendrier grégorien). Ces fêtes religieuses se déroulent sous les auspices des dieux et déesses Apollon Pythien, Artémis et Léto. Cependant, au-delà de l'aspect religieux, les Gymnopédies s'inscrivent aussi dans l'éducation spartiates des jeunes fils de la cité.
L'on sait aujourd'hui que la plupart des épreuves des Jeux Olympiques de l'Antiquité avaient une valeur guerrière. Il en est de même avec les Gymnopédies de Sparte. Derrière les célébrations religieuses et les danses de la cérémonie se cachent un rituel guerrier mais aussi la symbolique de la force de Sparte : la gloire immortelle de la force collective, la victoire de la cité de Sparte dans laquelle un Spartiate seul n'est rien. D'ailleurs, dans ses Lois, le spartiate Mégillos les qualifie de "redoutable endurcissement (...) de redoutables exercices d'endurance où il faut résister à la violence et à la canicule".
Les premières Gymnopédies se seraient tenues en 668 av JC, pour commémorer la victoire militaire d'Hysiai, où Sparte avait conquis la Thyréatide contre les Argiens (545 av JC). Volonté de renforcer le moral de la cité, apologie de la jeunesse militaire spartiate qui allait prendre la relève des morts d'Hysiai ? Tout est supposable. Toujours est-il que la couronne de fleurs portée par chaque chef d'équipe s'appelle, selon Sosibios, la "couronne thyréatique", en souvenir de la bataille. Les fêtes duraient cinq jours. Le matin passait une équipe de jeunes garçons et l'après-midi un équipe d'hommes. Les danses et chants s'adressent en général au dieu Apollon. D'après Athéné, repris par l'abbé Ricard (Oeuvres morales de Plutarque, 1792) , la danse des gymnopédies ressemblait à celle appelée "anapali", "où les danseurs, les démarches entrecoupées & cadencées de leurs pieds, & par les mouvements figurés de leurs mains, présentoient une image, quoique fort adoucie, de la lutte et du pancrace". La difficulté de ces danses résidaient dans leurs complexités, leurs vivacités, leurs enchaînements et surtout, par le fait qu'elles se déroulaient nu sous le soleil cuisant du mois de juillet (en Grèce, dans le Péloponnèse, les températures avoisinent parfois les 35/40° en juillet et en août).
Outre le souvenir de la bataille d'Hysiai, les Gymnopédies furent le moment d'allégorie aux morts des Thermopyles où 300 Spartiates trouvèrent la mort avec leur roi, Léonidas, en bloquant les troupes du roi perse Xerxès. La fête des Gymnopédies est à ce point importante pour la cité de Sparte que rien, pas même la guerre, ne vient en interrompre le déroulement : lorsqu'ils apprirent la défaite de Leuctres, les festivités ne furent interrompues. En 417 av JC, lors de la guerre du Péloponnèse, les troupes d'Argos attaquent celles de Sparte pendant les Gymnopédies (Thucydide, Guerre du Péloponnèse, V, 82; François Charles Liskenne, Bibliothèque historique et militaire, dédié à l'armée et la garde nationale de France, T1, 1835). Fondamentales dans la vie sociale de la cité, les Gymnopédies sont aussi la fierté de ce peuple. Ainsi, dans la biographie de Cimon (Vie des hommes illustres de Plutarque), on apprend que le Spartiate Lichas invitait chez lui des étrangers qui venaient assister aux cérémonies.
Etaient-ils donc nus (au sens totalement dévêtus) ou partiellement vêtu (un pagne ou un cache-sexe autour de la taille) ? La question fait débat. Dans ses Oeuvres Morales de Plutarque (T15 page 336), l'abbé Ricard oppose la chasteté des danseurs d'Argos (endymaties ou danses vêtues) aux danses suggestives de Sparte : "Quelle qu'en ait pu être la destination, il paroit que les danseurs y étoient vêtus, & que par conséquent les Argiens y avoient plus d'égard à la pudeur, que les Spartiates n'en avoient dans leurs gymnopédies. Du reste, il est moins question ici de toutes ces danses, que des airs composés pour la flûte, & au son desquels on les dansoit. C'est ce que montre l'expression grecque qui signifie mot-à-mot, les airs pour les gymnopédies, pour les danses démonstratives, etc..." *
Dans son livre Oeuvres mêlées de Plutarque, traduites du grec (Paris, 1820), Jacques Amyot décrit également les gymnopédies comme "des danses nues". Athénée, dans son Banquet des Savants, (écrit au IIIe siècle avnt JC, édité chez Lamy, Paris, 1791) écrit : "Il y avait deux choeurs; l'un des enfans (sic), étoit celui qui marchoit en avant; l'autre, celui des plus courageux citoyens. Ils dansoient nuds (sic) et chantoient des chansons de Thalétas et d'Alcman, et les péans de Dionysodote Lacédémonien." Xénophon (426-380 avJC - Entretiens mémorables avec Socrate) décrit encore Lichas tenant sa "table ouverte à tous les étrangers que la curiosité attirait à la fête des gymnopédies, d'où la jeunesse de Sparte s'exerçait toute nue."
Mais Charles Magnin, dans Les origines du théâtre moderne (T1, Paris, 1838) avance qu'il existait une danse spécifique aux jeunes femmes de Sparte ("une troupe de jeunes vierges lacédémoniennes", selon Pindare) appelée emmélie : "Quelques-unes de ces Emmélies se dansaient nu ; on les appelait alors Gymnopédies. M. Larcher a prouvé que cette nudité n'était pas complète."
Que dit Pierre-Henri Larcher ? Dans son Histoire d'Hérodote, Larcher s'appuie sur une autre variante du sens de "gymnos", le traduisant par "vêtu légèrement". Larcher sous-entend donc que les danseurs devaient porter une ceinture ou un pagne autour de la taille, qui cachait ainsi leurs sexes.
Alors nus ou pas complètement, toujours est-il que la Grèce Antique plaçait le corps au-dessus de tout : emblème de la beauté naturelle parfaite, force élégante, symbole de la société grecque au masculin.... Nul doute qu'à Sparte, cette célébration prenait dès lors toute sa valeur, où l'éducation des garçons, on l'a dit, commençait très jeune (7 à 8 ans). Pieds et souvent le corps nu, les jeunes Spartiates apprenaient à s'endurcir contre les intempéries, les chaleurs, les pluies, les animaux et les insectes, les coups et les blessures.

Jeunes Spartiates à l'exercice (Degas, 1860)
Qu'elles fussent réalisées par des enfants et/ou des adultes, les Gymnopédies étaient l'illustration parfaite de cette éducation spartiate. Dans la lignée des nos articles sur les Gaulois combattants nus ou des prêtres nus de la déesse Inanna, cette fois encore, c'est le corps nu qui véhicule l'image de force, de raffinement mais aussi de dépouillement personnel au profit, dans ce cas précis, de la cité de Sparte...
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* Cf aussi Diderot - d'Alembert, Encyclopédie Universelle, article "Endymaties".











